Du JCC aux JAMC : à Carthage, un même public au croisement des arts ( ex n 1)

 À Tunis, certaines manifestations culturelles dépassent le simple cadre événementiel pour devenir de véritables repères dans l’imaginaire collectif. Les Journées Cinématographiques de Carthage JCC et les Journées des Arts de la Marionnette de Carthage JAMC en font pleinement partie. Si leurs disciplines diffèrent, le cinéma pour l’une et les arts de la marionnette pour l’autre, ces deux festivals partagent une même ambition. Placer le public tunisien au cœur de la création artistique et faire de Carthage un espace de dialogue entre les arts, les générations et les cultures.

Une tradition culturelle ancrée dans l’histoire tunisienne:

Créées en 1966 par le critique et cinéaste tunisien Tahar Cheriaa, les JCC sont aujourd’hui reconnues comme le plus ancien festival de cinéma en Afrique et dans le monde arabe. Depuis près de six décennies, elles défendent un cinéma africain et arabe engagé et offrent une visibilité internationale à des œuvres souvent absentes des circuits commerciaux. Le Tanit d’or, distinction emblématique du festival, est devenu un symbole fort de reconnaissance artistique et de valorisation des cinémas du Sud.

Les JAMC, plus récentes, s’inscrivent dans cette même dynamique de rayonnement culturel. Portées par le Centre National des Arts de la Marionnette, elles se sont imposées comme un rendez vous international dédié à la marionnette contemporaine et traditionnelle. En mettant en avant des créations tunisiennes et étrangères, le festival contribue à renouveler le regard porté sur un art longtemps associé à l’enfance, en révélant sa richesse esthétique, symbolique et expressive.


Un même public, une même curiosité artistique:

Aux JCC comme aux JAMC, le public tunisien se distingue par sa diversité et sa fidélité. Étudiants, artistes, familles, cinéphiles et jeunes spectateurs investissent les salles et les espaces culturels avec un intérêt marqué pour la découverte et l’échange. Ce public ne se limite pas à une consommation passive des œuvres. Il débat, interagit et s’approprie les propositions artistiques.

Les projections des JCC sont régulièrement suivies de discussions avec les réalisateurs et les équipes de films, tandis que les JAMC multiplient ateliers, rencontres professionnelles et spectacles interactifs. Dans les deux cas, la relation entre créateurs et spectateurs constitue un élément central de l’identité de ces festivals.


Quand le cinéma rencontre la marionnette:

Malgré leurs différences apparentes, le cinéma et la marionnette partagent des fondements communs. Le récit, l’image, le mouvement et l’émotion. Cette proximité se reflète dans la programmation des JAMC, qui intègrent de plus en plus des formes hybrides mêlant marionnette, arts visuels, musique et parfois cinéma d’animation. Ces croisements créent des passerelles naturelles avec l’univers des JCC.

Cette transversalité artistique témoigne d’une évolution des pratiques culturelles en Tunisie, où les frontières entre disciplines s’estompent au profit de créations ouvertes et expérimentales. Carthage s’affirme ainsi comme un espace de recherche artistique, ancré dans la tradition tout en restant tourné vers l’innovation.


Une culture en dialogue permanent:

Des salles obscures des JCC aux scènes animées des JAMC, une même dynamique traverse la vie culturelle tunisienne. Celle d’une culture ouverte, critique et profondément liée à son public. Dans un contexte de transformation des pratiques culturelles, ces festivals rappellent que l’art, qu’il soit cinématographique ou issu des arts de la marionnette, demeure un puissant outil de réflexion, de transmission et de lien social.


À Carthage, le public ne choisit pas entre cinéma et marionnette. Il circule entre les deux, les relie et les fait dialoguer, affirmant ainsi une identité culturelle plurielle, vivante et tournée vers l’avenir.


zrida Ghalya imen 




Commentaires


  1. Titre: Du JCC aux JAMC ; à éviter; se focaliser directement sur les JAMC + faire plus court
    2/4
    Accroche:
    -y mettre en avant le fait le plus important ; lui appliquer une mise en forme spéciale (gras ou italique)
    3/6
    Corps de l’article:
    -Recours aux intertitres pour un article long est un bon choix
    -appliquer la règle de la pyramide inversée: commencer par l’actualité puis revenir sur l’historique
    -“ rendez vous”: rendez-vous
    -Texte bien structuré (forme): paragraphes courts et aérés; intertitres correctement mobilisés
    -Texte très bien écrit: une bonne plume
    9/10
    -indiquez votre nom

    Note: 14/20

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